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Vaccins et santé pour Bali : ce que recommandent les autorités

Vaccins recommandés, paludisme, rage, alcool frelaté, eau et assurance voyage pour un séjour à Bali, selon l'Institut Pasteur et France Diplomatie.

Vaccins et santé pour Bali : ce que recommandent les autorités

Points à retenir

  1. La fièvre jaune ne circule pas en Indonésie, et aucun certificat n'est exigé pour un vol direct depuis la France, la Belgique ou la Suisse.
  2. L'Institut Pasteur recommande systématiquement la vaccination contre l'hépatite A ainsi qu'une mise à jour du calendrier vaccinal habituel (diphtérie-tétanos-poliomyélite, rougeole).
  3. La rage est présente à Bali : plusieurs dizaines de cas humains ont été signalés sur l'île d'après France Diplomatie.
  4. Des intoxications graves, parfois mortelles, au méthanol ont été signalées après consommation d'alcool frelaté, notamment d'arak, à Bali, à Java et à Lombok.

Aucun vaccin n’est exigé à l’entrée en Indonésie pour un voyageur venant directement de France, de Belgique ou de Suisse, mais l’Institut Pasteur recommande plusieurs vaccinations selon le profil du voyageur et la durée du séjour. Cette page rassemble ce que disent les autorités sanitaires et consulaires sur le sujet ; elle ne remplace pas une consultation médicale, seule à même d’évaluer votre situation personnelle.

Au-delà des vaccins, trois points reviennent le plus souvent dans les conseils officiels pour un séjour à Bali : la rage, présente chez certains animaux errants, l’alcool parfois frelaté au méthanol, et l’accès aux soins sur place, qui dépend presque toujours d’une assurance adaptée.

Le bon réflexe reste de prendre rendez-vous dans un centre de vaccinations internationales ou chez votre médecin quatre à six semaines avant le départ, pour avoir le temps de compléter un schéma vaccinal si besoin.

Faut-il un vaccin obligatoire pour entrer en Indonésie ?

La fièvre jaune ne circule pas en Indonésie, et aucun certificat n’est exigé pour un vol direct depuis la France, la Belgique ou la Suisse. L’Institut Pasteur précise qu’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune n’est demandé qu’aux voyageurs de plus de neuf mois arrivant en provenance d’un pays où cette maladie circule, ce qui ne concerne pas un départ direct depuis l’Europe. En dehors de ce cas précis, aucune vaccination n’est imposée à l’entrée.

Les vaccins à envisager avant de partir

L’Institut Pasteur recommande systématiquement la vaccination contre l’hépatite A ainsi qu’une mise à jour du calendrier vaccinal habituel (diphtérie-tétanos-poliomyélite, rougeole). Selon la durée et la nature du séjour, d’autres vaccins peuvent être envisagés en consultation : hépatite B, typhoïde, rage pour un séjour prolongé, isolé ou exposé à un contact animal (et pour les jeunes enfants), encéphalite japonaise pour un séjour rural ou une expatriation, dengue à partir de six ans en cas d’épidémie avérée ou de séjour de plus d’un mois en zone endémique, chikungunya à partir de douze ans dans des conditions comparables.

Ces indications se décident au cas par cas en consultation, pas sur la base d’une page web : demandez à votre médecin quels vaccins sont pertinents pour vos étapes précises plutôt que de vous fier à une liste générique.

Une pharmacie (apotek) à Ubud
Une pharmacie (apotek) à Ubud Photo CEphoto, Uwe Aranas, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Le paludisme : où il est présent, où il ne l’est pas

Il n’y a pas de paludisme à Bali ni à Jakarta. Le risque existe toute l’année en Papouasie, dans les Moluques et à Nusa Tenggara Est, et dans les zones rurales de Sumatra, Java, Lombok, Nusa Tenggara Ouest, Sulawesi et Kalimantan, d’après France Diplomatie. L’Institut Pasteur ne recommande pas de traitement préventif antipaludéen pour un séjour classique limité à Bali, mais peut le recommander en cas de passage en Papouasie ou d’exposition particulière : c’est votre itinéraire complet, pas seulement Bali, qui détermine la réponse, à voir avec votre médecin.

La rage, la précaution la plus utile sur place

La rage est présente à Bali : plusieurs dizaines de cas humains ont été signalés sur l’île d’après France Diplomatie. Le geste qui compte le plus ne dépend d’aucun vaccin préventif : en cas de morsure, de griffure ou de simple léchage sur une peau lésée par un chien, un chat ou un singe, lavez immédiatement la plaie à l’eau et au savon pendant quinze minutes, puis consultez le jour même, même si vous êtes déjà vacciné.

Ne nourrissez pas les animaux errants et ne les approchez pas avec de la nourriture ou un objet à la main, en particulier sur les sites très fréquentés comme la forêt des singes d’Ubud ou le temple d’Uluwatu, où les animaux sont habitués à la présence humaine et donc moins craintifs qu’ailleurs sur l’île.

Avant et pendant le séjour, côté santéConsultation médicaleVaccins à décider selon votre profil et votre itinéraire completVaccin recommandé systématiquementPar l’Institut Pasteur, pour tout voyageurLavage 15 minutes puis consultation le jour mêmeMême si vous êtes déjà vacciné contre la ragePrudence méthanolBouteilles scellées d’un commerce identifiéSource : Institut Pasteur ; France Diplomatie, consulté le 1er octobre 2026

Dengue et chikungunya : réduire l’exposition aux piqûres

La dengue circule en Indonésie, et un vaccin peut être envisagé en consultation à partir de six ans en cas d’épidémie avérée ou de séjour de plus d’un mois en zone endémique, selon l’Institut Pasteur ; le chikungunya suit une logique comparable à partir de douze ans. En dehors de la question vaccinale, la prévention des piqûres de moustiques reste le réflexe de base recommandé pour ces deux maladies, faute de traitement spécifique une fois l’infection déclarée : répulsif cutané, vêtements longs en fin de journée et élimination des eaux stagnantes autour du logement limitent l’exposition, de jour comme de nuit selon l’espèce de moustique en cause.

L’alcool frelaté : la vigilance méthanol

Des intoxications graves, parfois mortelles, au méthanol ont été signalées après consommation d’alcool frelaté, notamment d’arak, à Bali, à Java et à Lombok. Le DFAE suisse conseille, en cas de doute, de ne consommer de l’alcool que dans les grands hôtels ou les commerces d’alcool importé identifiés. Des troubles de la vue, des maux de tête violents ou un malaise après avoir bu imposent de consulter immédiatement, sans attendre que les symptômes s’aggravent.

L’entrée des urgences (IGD) de l’hôpital Sanglah, à Denpasar
L’entrée des urgences (IGD) de l’hôpital Sanglah, à Denpasar Photo Davidelit, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Eau et petits désagréments du quotidien

Comme dans la plupart des destinations d’Asie du Sud-Est, l’eau du robinet n’est généralement pas consommée telle quelle par les visiteurs à Bali : l’eau en bouteille scellée ou filtrée est l’option la plus simple, y compris pour se laver les dents si vous êtes prudent. En dehors de ce réflexe de base, aucune information datée et sourcée sur la qualité de l’eau courante balinaise n’a été relevée pour cette page.

Pour les troubles digestifs bénins, souvent liés à un changement d’alimentation plus qu’à l’eau elle-même, une pharmacie de voyage de base et une bonne hydratation suffisent le plus souvent ; au-delà de quelques jours ou en cas de fièvre associée, une consultation reste le seul moyen fiable d’écarter une cause plus sérieuse.

Assurance voyage et accès aux soins sur place

France Diplomatie juge une assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement indispensable pour un séjour en Indonésie : les hôpitaux demandent souvent une garantie de paiement, par l’assurance ou par carte bancaire, avant de soigner, et une évacuation vers Singapour ou l’Europe peut être nécessaire selon la gravité. Les ambassades ne prennent en charge aucun frais médical. Seul votre contrat dit précisément ce qui est couvert : vérifiez notamment les exclusions liées au scooter, à la plongée et à la randonnée en altitude avant de partir, en particulier si votre séjour comprend une sortie en deux-roues ou une ascension comme celle du Mont Batur.

Questions fréquentes

Peut-on partir à Bali sans faire aucun vaccin ?

Aucun vaccin n’est exigé à l’entrée pour un voyageur venant d’Europe. L’hépatite A est recommandée systématiquement par l’Institut Pasteur, le reste dépendant de votre profil et de votre itinéraire, à voir en consultation.

Faut-il un traitement contre le paludisme pour Bali ?

Non, il n’y a pas de paludisme à Bali. Un traitement préventif ne se discute que si votre voyage inclut aussi des zones à risque comme la Papouasie ou certaines zones rurales d’autres îles.

Que faire en cas de morsure d’un singe ou d’un chien à Bali ?

Lavez immédiatement la plaie à l’eau et au savon pendant quinze minutes, puis consultez un médecin le jour même, même si vous êtes déjà vacciné contre la rage. Ne tardez pas en pensant que la blessure est superficielle.

L’assurance voyage est-elle vraiment nécessaire pour Bali ?

France Diplomatie la juge indispensable : les hôpitaux demandent généralement une garantie de paiement avant de soigner, et une évacuation à l’étranger peut coûter très cher sans couverture adaptée.

Comment se protéger de la dengue pendant le séjour ?

En l’absence de traitement spécifique une fois l’infection déclarée, la prévention repose sur les piqûres de moustiques évitées : répulsif, vêtements longs et suppression des eaux stagnantes autour du logement. Un vaccin peut être discuté en consultation selon votre âge et la durée de votre séjour.

Pour le reste de la préparation du séjour, notre page sur le visa pour Bali détaille les formalités d’entrée à régler avant le départ.

Sources

Institut Pasteur — Centre médical, Partir en Indonésie, consulté le 1er octobre 2026.

France Diplomatie — Conseils aux voyageurs, Indonésie, Santé, consulté le 1er octobre 2026.

DFAE (Suisse) — Conseils aux voyageurs, Indonésie, consulté le 1er octobre 2026.